31/12/2008

Esprit Défense










C’est un long cheminement intellectuel et moral qui m’amène aujourd’hui à construire ce blog : le désir d’œuvrer aux côtés d’hommes et de femmes enthousiastes et combatifs, habités de valeurs positives, l’envie d’aimer son pays, son drapeau, son histoire, ses héros et sa culture nationale sans complexe ni culpabilisation et sans pour autant manquer d’ouverture d’esprit ni de sens critique. En un mot : devenir un républicain plus actif et engagé.

S’il est un texte qui résume parfaitement ma position, c’est celui du colonel Xavier de Woillemont intitulé « Libéralisme et obligation militaire » paru dans la revue Défense nationale et sécurité collective dans son numéro de janvier 2008 : à savoir qu’il serait dangereux que l’individualisme né de la société libérale et marchande, s’additionnant à la professionnalisation des armées, en arrive à couper le citoyen de ses devoirs collectifs sans lesquels il ne peut exister de Nation.





La défense est l’affaire de tous. Chacun doit y participer, réapprendre la réalité dangereuse du monde, se préparer à l’adversité et à la résilience en réaffirmant son appartenance aux valeurs de la République.

Bien sûr, on sera méfiant de cette approche pour le moins inhabituelle et me reprochera sûrement la légèreté de la forme et peut-être du fond. Mais ce sera ma part en tant qu’écrivain.

Je déplore que les artistes se positionnent trop peu souvent sur ces questions et défendent rarement des valeurs qui pourtant leur permettent de s’exprimer, tout cela à cause d’une pensée dominante aussi caricaturale que dangereuse.
J’ai la ferme intention, en tant qu'auteur et citoyen de participer activement à cette prise de conscience collective qui fut d’abord pour moi une prise de conscience individuelle…
…« …Parce que le monde est tel qu’il est et non tel qu’on aimerait qu’il soit ! »











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Une genèse qui vient de loin




J’ai probablement toujours été captivé par la violence du monde et la guerre.
Il faut croire que précocement les jeunes âmes, bien qu’étant encore vierges de toute expérience, sont attirées spontanément vers certains sujets pouvant déterminer en partie ou profondément leur perception du monde et parfois le cours de leur destin.
Quelle est la part de l’imprégnation culturelle ou du caractère ? Eternel débat dont on ne connaîtra jamais les réponses.
Le fait est qu’issu d’un milieu enseignant avec un père professeur d’histoire, j’eus constamment entre les mains des ouvrages et des revues d’histoire qui me plongèrent dans les tourments de la planète.








Très tôt inquiet de l’avenir (mais ne l’ai-je pas été depuis mon premier cri ? – « Nous sommes venus ici-bas en pleurant, la première fois que nous humons l’air, nous vagissons et nous crions ; dès que nous naissons, nous pleurons d’être venus sur ce grand théâtre de fous » (Shakespeare, Le Roi Lear)-- j’écrivis mon premier scénario à 20 ans avec un ami, Fracture, un long métrage se déroulant à New York dans un contexte de 3ème guerre mondiale sur fond d’éclatement d’Union soviétique d’après le livre prémonitoire d’Hélène Carrère d’Encausse : L’Empire éclaté. Je n’avais pas choisi une histoire très fleur-bleue pour mes débuts de scénariste !





Puis lorsque je me mis à l’écriture théâtrale, ce furent des tragédies en prose ou en alexandrins dans un style shakespearien où la bestialité des hommes fut un sujet central. Ma réflexion prenait corps mais je ne faisais que constater et cherchait toujours les causes de cette barbarie ancestrale sans comprendre pourquoi nous étions incapables de la maîtriser malgré les grands idéaux humanistes, les progrès de la pensée et de la science.
Plus tard, mes nouvelles ou romans furent également un miroir de la brutalité humaine.





Il faut croire que l’on trouve parfois ce que l’on cherche si ardemment. Ma grande révélation intellectuelle survint vers l’âge de 28 ans, lorsque je découvris René Girard, le grand, l’immense René Girard qui a décrypté les mécanismes de la violence individuelle et collective et ne peut être ignoré à présent par aucun intellectuel digne de ce nom, y compris les militaires et les géopolitologues qui s’y réfèrent souvent. (à part, bien sûr, les idéologues préférant mourir avec leurs préjugés plutôt que d’avouer et de s’avouer leur faillite !).

Il a changé ma vision du monde et je peux dire que dorénavant il m’est quasiment impossible de penser sociologiquement ou anthropologiquement en dehors de la « Théorie girardienne » que je vous exposerai longuement sur ce blog, car qui veut comprendre les fondements la violence ne peut plus faire abstraction des réflexions du Maître.

Sa théorie sera entièrement accessible dans René Girard Théorie.






Il y a une quinzaine d’années, avide de comprendre un peu mieux l’évolution du monde, je me suis mis à lire régulièrement des revues telles qu’Air et Cosmos, Défense nationale et sécurité collective, beaucoup d'autres magazines et des ouvrages divers de géostratégie. A la télé je regardais Le Dessous des cartes sur Arte. Puis je commençais à parcourir le Net à la recherche de ce qu’on ne dévoile ni n'analyse jamais, ni à la télévision, ni dans la presse quotidienne. Mon premier blog de défense fut celui de Ludovic Monnerat et son fameux Check Point.








Lorsqu’en février 2005 parut DSI puis plus tard Technologie et Armement, je me précipitais avidement dessus au comble de la joie. Enfin des magazines attractifs écrits par des spécialistes de tous horizons au-delà d’idéologies politiques assommantes et de la Pensée unique habituelle. A n’en pas douter par le nombre de lecteurs croissants, une évolution des mentalités était en train de se faire. Enfin !

















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Comment je me suis décidé à ouvrir ce blog


Comme il est dit dans Intentions, mon intérêt pour les questions de défense ne fait pas de moi un spécialiste et mes réflexions en la matière n’auraient rien de très novateur.
Par contre j’aborderai des sujets qui s’y réfèreront, à ma manière, avec mon bagage et mon caractère.
Ça ne plaira pas à tout le monde ni probablement aux spécialistes chevronnés des questions stratégiques et militaires du Net, mais ce sera ma façon de participer à l’Esprit de Défense, à une réflexion sur l’homme, l’avenir de mon pays et du monde, ainsi qu’au lien Armée-Nation.





En 2007, je découvris plusieurs blogs de défense (ils étaient peu nombreux et depuis le nombre à explosé !) et je pris contact avec un de leurs talentueux auteurs. Il fut intéressé par mon état d’esprit, surtout en tant qu’artiste (il y en a en effet si peu qui s’intéressent à ces questions !), et me poussa à « sortir du bois » afin de participer à la nécessaire évolution des mentalités qui doit se faire en matière de culture stratégique et de défense dans notre pays.





Ainsi que je l’explique dans la catégorie Décomposition, je venais de terminer mon second roman et j’hésitais, en tant qu’écrivain, à laisser mon nom apparaître sur le Net à côté des questions de défense pour ne point brouiller les cartes et surtout parce que le politiquement correct est toujours prompt à vous traiter de fasciste et de réactionnaire. Pensez ! un artiste, un écrivain s’intéressant à ces sujets tabous, aimant ouvertement son pays, son drapeau, son armée, ne reniant pas sa culture, son histoire et ses héros, refusant le relativisme culturel et le reniement masochiste de ses valeurs et de soi !!! Un sacrilège !!!!







Mais pour que cela change, il faut que des hommes retroussent leurs manches et on ne peut toujours se dire par lâcheté que les autres le feront à notre place. Avec le temps, ça décomplexera peut-être d’autres artistes…

C’est ainsi, nobles et précieux amis que je suis là aujourd’hui parmi vous.









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