31/12/2008

Ménestrel et Gladiateur





Il est difficile de trouver le nom idéal d’un blog.



Je voulais exprimer deux aspects indissociables de ma personnalité : la part volontaire et physique de l’action et de la combativité en général avec une connotation intégrant l’Esprit de Défense et la part de la réflexion doublée de l’originalité artistique.
J’ai donc opté pour ces deux mots qui caractérisent assez bien mon ambivalence.






Ave Cesar,
Morituri te Salutant !




Gladiateur :
Tout le monde sait ce qu’est un gladiateur. Combattant dans l’arène romaine pour divertir le public, ils étaient, soit des professionnels ou des novices, soit des esclaves ou des hommes libres cherchant à sortir de la pauvreté.
Spartacus est resté dans l’histoire comme le plus célèbre d’entre tous pour s’être révolté contre sa condition d’esclave et contre Rome dont il battit les légions durant plusieurs années avant d’être écrasé par le général Crassus (en moins 71 av. J.C.) sous le règne de Pompée le Grand. Il mourut les armes à la main.
Il inspira de nombreux films et livres, mais c’est le Spartacus de Stanley Kubrick avec Kirk Douglas qui l’immortalisa en 1960.












Au-delà, le gladiateur représente à mes yeux une grande métaphore de l’existence : le combat solitaire de chaque homme jeté malgré lui dans l’arène du monde, obligé de lutté pour sa survie au milieu de ses semblables, tantôt bienveillants ou persécuteurs. Ce qui est très différent du Samouraï ou du Spartiate qui eux étaient des soldats d’élites élevés dès l’enfance dans la tradition guerrière et n’étaient pas condamnés aux jeux du cirque.

On peut même pousser plus loin la parabole du gladiateur en y voyant un symbole quasi métaphysique : celui de l’homme ne sachant pas d’où il vient ni où il va, ni si son existence et sa lutte ont le moindre sens dans la grande mécanique de l’univers régie par les lois darwiniennes de la nature et qui se bat… « parce qu’il faut bien le faire »…

A cet égard, la dimension mystique du film Gladiator, à travers l’histoire tragique et sans issue du héros (réalisé en 2000 par Ridley Scott avec Russell Crowe -- le général Maximus), illustre parfaitement mon propos.




« What we do in life echoes in Eternity »




Ménestrel :
Ils étaient des poètes et musiciens itinérants du Moyen Age et chantaient des histoires réelles ou imaginaires qu’ils composaient souvent eux-mêmes. On les chargeait de divertir la cour avec des chansons de geste. L’Art des ménestrels fut apprécié jusqu’au milieu de la Renaissance.
Il y avait aussi les Trouvères qui utilisaient la langue d’oïl, celle du Nord de la Loire et les Troubadours qui parlaient la langue d’oc, celle du Sud.





Beaucoup d’entre eux sont restés célèbres.




Par extension, j’ai marié le Ménestrel avec le Fou shakespearien ou le Bouffon au sens noble du terme, c’est à dire un personnage autant philosophe qu’artiste multiple, comédien, auteur, danseur ou musicien. Il est ainsi défini dans le Danseur de Cristal dont vous pouvez lire les vers dans Le Chant du Ménestrel.













J’ai aussi choisi le nom de Ménestrel parce que sa douceur poétique contrebalance agréablement la dureté guerrière du Gladiateur : les deux facettes du personnage !






***************

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire