25/01/2009

Témoignage navrant et inquiétant...

L'Arène et le Théâtre
Scène 4




Mes bons Amis et Amies, aujourd’hui vous n’avez pas le bonjour du Ménestrel

…mais celui du Gladiateur







…et le Gladiateur est très en colère !


Il est certains moments désagréables qui vous rappellent subitement et cruellement que malgré votre bonne volonté et vos bonnes intentions, la vie reste cet animal sauvage contaminé par la rage et capable de vous mordre à tout instant, même quand vous n’avez rien fait pour cela.

A propos du conflit Israélo-palestinien, parmi les auteurs de blogs spécialistes des analyses stratégiques et de défense, on a pu noter une vraie prudence, une réelle retenue afin de ne pas jeter de l’huile sur le feu de « hystérie » collective, tant le sujet déclenche passions et émotions incontrôlables de tous côtés.
C’est une bonne chose qui prouve leur sens des responsabilités.

Mais il m’a semblé que cette lettre écrite par une de mes amies - ce qui me touche personnellement - et témoignant d’un fait divers récent, devait être publiée justement parce qu’elle soulève des problèmes et des interrogations directement en prise avec nombres de nos réflexions.


« Dimanche 18 janvier 2009, Paris 15ème arrondissement, environ 18h30, rotonde arrière, dans l'autobus 62 qui ramenait mon fils-16 ans- depuis l'arrêt Labrouste vers le nôtre : Convention-Saint-Charles.

Il entend un homme proférer des insultes à l'égard du peuple juif.
Dégoûté par la grossière barbarie des propos (dont la seule référence à Hitler pour finir le travail donne la mesure du raffinement), il détourne la tête et regarde la vitre.

L'homme le prend alors à partie et profère des menaces de mort :
« J'vais t'l’écraser sur la vitre, ta sale gueule de juif » étant la moindre d’entre elles.
Mon ado paisible, musicien et sensible est tétanisé sur son siège.

Personne ne bouge, ni les nombreux voyageurs, ni le conducteur au dos duquel est affiché qu'il est le seul "maître à bord" !!!!! -- Maître de quel ordre ? Celui du plus fort ? L'ordre imposé par la Terreur ou bien l'ordre républicain, sensé exiger de chaque citoyen un égal respect de la Loi ?

Ne trouvant donc aucun soutien parmi les adultes présents, livré à lui-même sans protection face à la haine absurde de cet individu abject et le silence tout aussi meurtrier de la foule, il choisit de quitter le bus à Boucicaut, et de finir le trajet à pied....portant sur le dos le poids de nos insouciances et nos lâchetés.

Atteignant le refuge familial, il me pose aussitôt cette terrible question :
« On m’a insulté en me disant que j’avais la tête d’un Juif ! C’est quoi la tête d’un juif ? »
Comprenant par sa surprenante interpellation qu'il était en état de choc, je l'observe, croise un regard d'ado qui cache son inquiétude sous un ton de voix goguenard. Il répond à mes questions, je tente de le rassurer en m'appuyant sur la Loi qui punit en France les racistes, et d'autant plus les menaces de mort...

Je lui explique que j'ignore parmi mes amis lesquels sont juifs ou chrétiens ; qu’en dépit de certains caractères anthropologiques parfois trompeurs, l’origine des gens ne se voit pas forcément sur le visage ni ne se repère dans la société (surtout aujourd’hui au sein d’une société de plus en plus mélangée) ; j’évoque les haines soigneusement entretenues par des factions extrémistes, les carences des médias s’alignant toujours sur le politiquement correct, mettant ainsi de côté certains sujets et certaines dénonciations qui fâchent ou ne sont pas à la mode (certaines associations "dites antiracistes" ne se comportant pas mieux) et j'hésite encore, par décence, à ajouter que ma famille est catholique, un creuset d'orient et d'occident, d'origines italiennes, bretonnes et libanaises.....résultat des meilleurs croisements de notre république française ! »


Combien d’individus sont complexés, faibles et frustrés au point de projeter leur imaginaire contaminé sur n’importe qui au nom de n’importe quoi ? Parce qu'en plus, ironie de la triste situation qui ne lui enlève en rien son caractère inadmissible, ce garçon n'est pas Juif !
Dans une situation politique plus propice à la persécution, ce type aurait sorti un revolver et aurait abattu son « bouc émissaire » de circonstance « évidemment coupable » à ses yeux sans se poser plus de questions.

Mais que dire de la lâcheté manifeste des gens qui étaient là, ne sont pas capables d’intervenir et de prendre la défense d’un gosse de 15 ans !!!
C’est pitoyable !





Mise au point :

Il se trouve que dans ce cas de figure c’est un « Arabe » agressant un « Juif » ou supposé comme tel, ce qui revient au même. Ma démarche eut été la même dans le cas inverse si ce garçon avait été insulté parce que pris pour un « Arabe ». Idem dans tout autre cas de figure.

Ce blog n’a pas pour objectif de participer à un débat trop orienté, trop polémique ou militant en matière de politique.
Certains le font avec beaucoup de talent, d’ironie, ou de causticité, de « politiquement incorrect » et j’ai plaisir à les lire quelques soient mes opinions parfois divergentes.
Bien entendu, de la politique, on en fait inévitablement en défendant ses opinions, mais c’est la manière qui fait la différence.

J’aborde sur Ménestrel et Gladiateur des thèmes qui sont et seront plutôt traités avec recul sous l’angle « sociologique » dans le sens large du terme, celui des mécanismes complexes de la Nature humaine (ou inhumaine !), parfois avec un peu d’humour ou de spectacle pour séduire à travers la dimension artistique -- sorte de transcendant et magnifique miroir de la réalité obscure du monde – une expérience artistique qui est le fruit de mon parcours personnel et fait ici ma spécificité.

Néanmoins, je ne m’interdirai pas quelques colères et des questions qu’il ne faut jamais poser quitte à être taxé immédiatement de « fasciste réactionnaire ».
Je ne crois pourtant pas avoir eu cet héritage.






Je défends ici des Valeurs républicaines qui ne sont ni d’extrême droite, ni d’extrême gauche, ni d’extrême quoi que ce soit. Mais je les défends fermement, avec autorité et conviction, sans complaisance ni démagogie parce qu’elles représentent à mes yeux la seule manière de cultiver ce fameux « vivre ensemble » quelques soit ses origines, ses opinions ou ses croyances, même si rien ne se déroule jamais de façon idéale.
Aussi parce que ces valeurs sont les fondations de notre société et qu’à force de les saper en permanence sous prétexte de « liberté » de ceci ou cela, c’est cette Liberté même que l’on est en train de massacrer avec une légèreté et une inconscience criminelles.

J’ai pour ma part de bons amis(ies) d’origines, de « couleurs » et de confessions variées qui ont tous un point en commun, être heureux de vivre en France, d’être français et respectueux de leur pays.

Voilà pour la mise au point.






Je ne vais pas me lancer dans une grande tirade lyrique, ce que j’apprécie dans certains cas pour le contentement des mots, mais aujourd’hui, je n’ai pas ce plaisir des belles phrases.

Comme un fait exprès, dans mon précédent post – Soldats de France – je citais March Bloch qui ne pouvait mieux tomber :

« Etranger à tout formalisme confessionnel comme à toute solidarité prétendument raciale, je me suis senti, durant ma vie entière, avant tout et très simplement français… »

Au risque de me répéter, j’y parlais des valeurs de la République, du danger de ne pas les défendre au nom de telle ou telle idéologie ou conviction politique, de la repentance et de la culpabilité de ceci ou de cela. Je déplorais qu’on ne les fasse pas respecter par lâcheté et démagogie, ceci au risque d’une fracture communautaire de la Nation qui pourrait porter préjudice à une liberté qui n’est pas sortie spontanément et sans douleur d’un chapeau magique.

Le reniement de nos valeurs est donc bien un problème central ; il est au cœur de ce qui se passe aujourd’hui à tous les échelons dans la Société.

D’ailleurs le récent exemple de l’élection américaine insistant sur le respect des « Pères Fondateurs », des valeurs fondamentales de l’Amérique, de l’amour de son pays, de l'unité de la Nation, semble soudain en France faire baver d'envie une proportion importante et parfois inattendue de la population.
Nombreux, parmi ces nouveaux adorateurs (hier détracteurs !), ne sont pas ici les meilleurs défenseurs de la République française et ne sont pas non plus en général de fervents admirateurs de l'Amérique... C'est un euphémisme ! C’est assez curieux de passer son temps à débiner son propre pays et d'admirer chez les autres ce que l’on renie chez soi, quand ça nous arrange, pour des raisons éminemment douteuses ! Regrettent-ils donc qu'on ne le leur ait pas appris à aimer leur pays et leur République ? De n'avoir pas reçu un peu d'enthousiasme national ?






Cette « agression », certes moins dramatique que beaucoup d’autres du genre, n’en est pas moins le signe de quelque chose qui pourrait devenir bien plus grave et provoquer mécaniquement en retour des réactions très violentes.

Il y a depuis quelques temps un climat délétère en France qui gronde et se répercute jusque dans les hautes instances politiques, (voir le récent incident de l’Assemblée nationale), un malaise dont les causes sont multiples et s’additionnent inévitablement avec une émotion qui éloigne par définition chaque fois un peu plus de la Raison.

Certains blogs s’en font l’écho de manière parfois virulente, tranchant ainsi avec la consensualité molle et orientée de la plupart des médias. Ces blogs expriment une part de l’opinion que l’on n’entend jamais et qui est loin d’être négligeable.
(D’ailleurs, n’est-ce pas pour cette raison que je suis ici ?)
Ils témoignent de la difficulté croissante à pouvoir exprimer des idées qui vont à contre-courant du « fascisme » institutionnalisé de la Pensée Unique, un véritable Stalinisme n’avouant pas son nom.

Ces auteurs sont pourtant d’une grande pertinence et traitent régulièrement de ce qu’il est « interdit » de dire ailleurs. Par exemple : Le Blog d’Yvan Rioufol, Jeune Droite, La Lime… et bien d’autres.

Pourquoi est-ce que ce sont apparemment uniquement des blogs de « droite », des gens de « droite » et personnalités de « droite » qui osent soulever ce type de problème ? Et qui en paient le prix d’ailleurs… (je ne vais sûrement pas tarder à me faire massacrer, bien que venant d’un milieu d’enseignants de Gauche…!)
Les gens censés être de « gauche » sont-ils à ce point inféodés à la dictature des « bobos idiots utiles et intellos bien-pensants » qu’ils ne font preuve d’aucun esprit critique, d’aucune liberté de penser ? Ont-ils tellement peur d’être traités de « fascistes », de « phobe » ceci ou « phobe » cela, de racistes ou de je ne sais quoi si bien instrumentalisé, qu'ils ne parlent jamais de certaines choses, faisant ainsi preuve d’un remarquable suivisme moutonnier ? Sont-ils pris à leur propre jeu pervers, au piège de ce qu'ils ont semé depuis des années ?
Ne se rendent-ils pas compte qu’à force de fermer les yeux sur tout, de ne jamais mettre le doigt sur certains problèmes, ils deviennent implicitement complices de ceux qu’ils prétendent combattre ? S’agit-il de « stigmatiser » qui que se soit ? Non, juste dénoncer « Ceux » et « Ce » qui méritent de l’être.
Dans quel camp se seraient-ils retrouvés sous Pétain ? Sûrement pas parmi les Gaullistes Résistants de la première heure ! (Houlàlà, qu’ai-je dit ?)

Alors que doit-on en déduire ? Qu’il faut obligatoirement passer à droite parce que c’est là que se trouve la seule clairvoyance disponible, le seul courage, le véritable « Esprit révolutionnaire et contestataire » du moment opposé à l’Ordre établi de cette Pensée unique capitularde et « munichoise », parce que la droite (ou une partie) est aujourd’hui seule capable de se dresser contre ceux-là mêmes qui ont tant traité les autres de « fascistes » depuis 40 ans ?

Ach ! Le vilain Ménesglad réactionnaire ! Pénitence mes Frères, Pénitence ! Je promets, j’irai me confesser en me flagellant devant les Grands Inquisiteurs du « Nouveau prêt à Penser » !







Pourtant c’est un fait indéniable, de plus en plus, autour de moi, j’entends des gens, des amis soulever des questions qui ne leur venaient jamais à l’esprit auparavant, inquiet de l’air incertain du temps et de l’avenir.

Ces interrogations tournent très souvent autour des conséquences de l’intégration ratée d'individus appartenant à certaines populations étrangères et qui ne se reconnaissent pas comme « Français » parce qu’on a refusé de leur inculquer des valeurs républicaines ayant pourtant fait leurs preuves. C’est aussi valable pour l’Union européenne dans son entier. Donc des questions touchant profondément à l’identité culturelle de la France et de l’Europe, du devenir de la Civilisation européenne. Des questions de démographie, de mentalités, d’instrumentalisation, de flux migratoires difficilement contrôlables, d’importation de conflits extérieurs, de radicalismes politiques ou religieux, quels qu’ils soient, mais bien évidemment avec une crainte supplémentaire en ce qui concerne l’Islam radical.

Les Valeurs de la République ne sont-elles plus capables de susciter d’enthousiasme ? Ni la Démocratie, ni la Liberté, ni la chance de vivre bien à l’abri des violences du monde ?
Ces valeurs ne sont plus à la mode ? Sont-elles devenues « ringardes » comme le reste ? Mais comme je le disais dans Soldats de France : On les remplace par quoi ?

Lorsqu’on inculque à certains individus fragiles ou « rebelles » le reniement des valeurs, de la culture et de l'Histoire du pays dans lequel ils sont nés, un relativisme moral et culturel permanent, un refus systématique de toute forme d’autorité, fût-elle légitime bien qu'imparfaite, il ne faut pas s’étonner qu’ils aillent chercher ailleurs quelque chose de plus attractif, une famille de substitution, une appartenance fantasmée, un combat, une raison de vivre leur donnant l’illusion de se battre au nom de quelque chose d’excitant.
Ça ne concerne pas uniquement des personnes issues de l’immigration africaine ou maghrébine, mais aussi nombre de français à la base européens dont les origines sont également fort variées.

L’homme a besoin de donner un sens à son existence à travers un engagement quelconque, moral, intellectuel, artistique ou physique ; si ce n’est pas pour une raison, ce sera pour une autre. C’est une question d’énergie qu’il faut bien canaliser dans quelque chose.

C’est sûr qu’une bonne Dictature bien sanglante, des émeutes et quelques persécutions de masse, ça a de quoi remplir les journées, ça permet de ne pas « s’ennuyer » et d’avoir à raconter plein de choses à ses petits enfants… quand on peut encore le faire…

Ce qui amène à se poser une question : l’homme trop protégé, trop bien installé peut-il se satisfaire de ce confort, se passer de « combats », de ces Divertissements pascaliens qui nourrissent et attisent son besoin d’exaltation naturel, sa nature ancestrale de guerrier ?
Mais c’est un autre débat.






Ces inquiétudes ne sont pas l’apanage des « blancs européens », c’est aussi une préoccupation pour de nombreuses personnes issues de cette même immigration maghrébine, africaine ou autre, se sentant parfaitement françaises et intégrées ; elles sont les premières à regretter cette faiblesse, cette lâcheté républicaine dont les conséquences ne les épargneraient pas plus que les autres en cas de problème. Bien au contraire. A quel chantage, quelles pressions, quels communautarismes, quelles violences seraient-elles obligés de se plier ?

Il faut à cet égard saluer les intellectuels étrangers démocrates réfugiés chez nous (notamment les Arabes dont certains s'expriment sur beaucoup de sites) qui déplorent que les pays Européens, leurs populations, leurs élites intellectuelles et politiques ne défendent pas un peu plus efficacement la démocratie face à des idéologies politiques ou religieuses totalitaires – toujours ce fameux « Esprit de Munich ».
Ceux qui ont subies la brutalité dans leur chair savent de quoi ils parlent. Mais comme toujours, ceux qui ne connaissent pas la violence, comme les enfants, aime toujours provoquer le Diable. Et le Diable adore qu’on le provoque…






Donc, ces angoisses diffusent se traduisent par des questions peut-être taboues et paranoïaques aux yeux de certains mais qui sont pourtant bien réelles :

Est-on dans une situation pré-insurrectionnelle en France ?

Si des émeutes graves devaient se produire, l’Etat aurait-il le courage et les moyens d’y répondre, d'y faire face efficacement ?

Avec l’Armée ? au risque d’une guerre civile, d’une libanisation ou d’une balkanisation que certains redoutent depuis si longtemps ?

Comment protègerons-nous nos enfants ? Faudra-t-il s’armer et former des milices en cas de lâcheté, de débordement ou de démission de la République ?

Risque-t-on de voir insidieusement au fil du temps se développer une sorte de « fascisme » à la manière des années Trente en Allemagne ou en Italie ? N’est-ce pas déjà le cas dans certains quartiers ?

Qui peut nous rassurer sur ce sujet, alors que tout le monde noie le poisson en permanence au nom d’un antiracisme dévoyé et de la Paix sociale « à n’importe quel prix » ?

Doit-on s’attendre, de la part de groupes extrémistes religieux ou politiques, à une nouvelle Nuit de Cristal qui aujourd’hui ne concernerait probablement pas seulement les juifs ?







Décidément, les Années Trente ne nous servent pas de leçon.








Non, ce n’est pas seulement jouer les paranos que d’évoquer cela et beaucoup plus de gens qu’on ne le croit s’interrogent avec une inquiétude croissante et légitime à ce propos. Encore une fois, de nombreux auteurs de blogs abordent ces questions, souvent avec un certain un cynisme teinté d’humour noir qui traduit une crainte sournoise, une sorte de désespérance résignée quant à notre avenir.

Parce que personne ne sait quelles violences peuvent un jour submerger une société ou une Civilisation fissurée de toutes parts.

Les gens sont parfois bêtes, mais ils ne sont pas complètement idiots. Ils « ressentent » ce qu’on ne veut pas leur dire, ce qu’on leur cache.

La Paix sociale justifie-t-elle un aveuglement criminel ?
Se taire n’est-il pas la meilleure façon de consentir ou de laisser s’envenimer le problème.
De toute façon il est trop tard pour éviter certaines choses : à force de lâcheté il arrivera donc ce qui doit arriver comme l’Histoire le démontre à chaque fois.

A vous de répondre messieurs les spécialistes de Défense et de géopolitique. Mais peut-être ne peut-on pas répondre à cela…



















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En attendant René






Ah mes bons amis, retrouvons un peu de lumière et d’enthousiasme intellectuel.

Je travaille comme un « Fou » (mais n’est-ce pas l’une de mes fonctions ?)…






afin de vous livrer bientôt un résumé détaillé et clair de la « Théorie girardienne ».

Elle sera prête, je l’espère, vers le début du mois de février.

Nous pourrons alors analyser tout ce dont nous venons de parler, tous les problèmes du monde, tous les comportements humains en fonction de la « Théorie du désir mimétique », c'est-à-dire de « l’imitation des désirs ».

Et oui, mes bons amis, nous sommes des « êtres de désir » soumis à un mécanisme impitoyable : celui de l’imitation.
Nous croyons que notre désir est libre de toute contrainte, qu’il est « unique » alors qu’il est à son insu manipulé et orienté en permanence par le « désir des autres » : oui mes bons amis, nous ne sommes que les jouets du Grand mécanisme de l’Imitation.

Pour le meilleur, l’imitation permet la compétition des désirs et donc l’évolution de l’Humanité.

Pour le pire, les guerres incessantes issues de cette compétition des désirs qui dérape et se transforme en antagonismes meurtriers... En « Crise mimétique »

Nous verrons aussi que dans cette époque, dans ce monde occidental croyant avoir pris tant de distance avec le « religieux », imaginant - tel le désir – être si indépendant et libre de toute influence, et bien nous verrons que ce monde est de plus en plus soumis aux règles du « religieux archaïque » et de la « Pensée magique » vers lesquelles il ne cesse de retourner… sans s’en rendre compte… En effet, l’homme peut-il se passer de « boucs émissaires » et de « sacrifices » comme exutoire à sa violence ?
Terrifiant… mais passionnant !






D’un point de vue individuel, vous allez enfin comprendre les raisons cachées de vos petites rivalités avec vos amis, vos jalousies envers vos femmes et maris, vos admirations, vos envies et vos haines secrètes, dans votre vie personnelle ou dans votre vie professionnelle…

D’un point de vue collectif, vous aller tout savoir des mécanismes de la violence du monde et des fonctions du religieux… de toutes ces….



…Choses cachées depuis la fondation du monde…



…enfin révélées…!





Oui, je sais, de belles certitudes ancestrales vont pour certains s’effondrer, mais là est le prix de la clairvoyance, de plus de liberté intellectuelle, de raison, d’intelligence et de contrôle de soi… pourvu que l’on soit sincèrement curieux, capable de remettre ses préjugés en question et de sortir de ses schémas mentaux préconçus.
Les idéologues passeront donc leur chemin car ils pourront d’autant moins saucissonner le monde dans le corset trop étroit de leurs improbables doctrines…

La vie est Eternel Paradoxe et qui ne le comprend pas ne comprend rien :

Celui qui se croit « libre » est toujours prisonnier sans le savoir et donc esclave de ses mauvaises certitudes, celui qui se sait enfermé et découvre les limites de sa prison connaît son réel espace de liberté : il sait que la Liberté n’est « jamais libre » et qu’elle est toujours conditionnée par quelque chose… Mais savoir cela est déjà en soi une Formidable Liberté !

A bientôt nobles amis et amies.









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Parfois je fais des Rêves comme lorsque j’étais enfant et j’imagine un monde comme celui-ci…







…un pauvre rêve de Fou…

…mais les Fous n’ont-il pas aussi le droit d’avoir des rêves… un peu fous ?





















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2 commentaires:

  1. Si je puis me permettre, à mon avis, le risque n'est pas d'assister à des émeutes graves. L'Etat a déjà prouvé par le passé (en novembre 2005) qu'il avait les moyens policiers pour y répondre. De plus, les zones d'émeute potentielles sont relativement peu nombreuses et suffisamment ciblées pour ne pas risquer de s'étendre. Par contre, le risque est d'assister en même temps à une sorte de mini mai 68 dans les centre-villes qui nécessite l'usage de moyens policiers massifs en même temps ; pendant le CPE, Sarkozy aurait dit à Villepin qu'en cas de nouvelles émeutes dans les banlieues, il n'aurait pas les moyens d'y faire face. Néanmoins, les risques de ce coté là me paraissent relativement peu élevé ; eu égard au soutient populaire dont jouissait Nicolas Sarkozy au moment des émeutes de 2005, on peut supposer que la population n'accepte pas les velléités insurrectionnelles, se conformant par là à la grande tradition française d'écrasement par le sang des mouvements séparatistes (la Commune ou la Vendée, pour ne citer que les plus célèbre).

    Néanmoins, il y a quand même un risque de conjonction de trois éléments : l'émergence de leaders communautaires séparatistes politiques (type Tariq Ramadan ou Kemi Seba) qui lancent une entreprise de légitimation préalable de l'insurrection, puis une bavure policière provoquant un soulèvement général des banlieues et l'usage des armes du grand banditisme à des fins politiques, et enfin qu'une partie de la population prenne fait et cause contre l'Etat à cause de la bavure et du travail de légitimation préalablement engagé. Pour le moment, les leaders n'ont pas encore émergés suffisamment pour représenter un danger, ce qui fait que les émeutes éventuelles ne sont que des jacqueries, même celles usant d'armes contre les forces de l'ordre (Villiers le Bel). Mais le jour où les Indigènes de la République donneront naissance à un véritable mouvement anti-France (et je crains que ce ne soit déjà engagé), le compte à rebours sera enclenché.
    Après, l'Etat aura-t-il les moyens et la volonté de résister ? Je pense que oui. Ce qui me fait le plus peur, paradoxalement, c'est le niveau de violence de la réaction étatique, qui risque de tomber dans la barbarie et l'épuration ethnique. Je crains fort que la France ne puisse s'en relever moralement, que ce soit en retombant dans encore plus de repentance et de haine d'elle-même, ou, dans l'excès inverse, d'une réaction autoritaire. Ce qui me fait le plus peur dans ce cas là n'étant pas tant l'éventualité d'un retour à l'Empire que de se retrouver avec Jean Sarkozy comme prince héritier. ;)

    Sur ces paroles optimistes, je souhaiterai quand même dire que j'attends avec impatience le moment où une Gauche lucide émergera sur le sujet émergera. Après tout, il n'y a pas de raison que la France soit une propriété intellectuelle exclusive de la Droite.
    Bonne continuation.

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  2. Merci Gabriel pour votre commentaire éclairé. Vous avez d'ailleurs "l'honneur" d'être le premier a en avoir publié un sur Ménestrel et Gladiateur ; j'espère que ça me portera chance !
    Ménesglad

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