12/02/2009

Tableaux et Poèmes


Comme vous l’avez remarqué, j’illustre souvent mes posts avec de nombreuses peintures afin de rendre la lecture plus attractive et d’aérer le texte.

Dans La Vie de Château, que vous venez de lire, il y en a beaucoup et je ne les listerai pas tous, on retiendra particulièrement quelques célèbres toiles de Pieter Bruegel l’Ancien (1525 -1569), notamment Chasseurs dans la neige, La Moisson, Le Carnaval, La Noce paysanne, Danse des paysans… j’adore les peintres et les poètes du Moyen Age.

A partir de maintenant, de temps à autre, lorsque je publierai un post, je vous ferai partager un tableau ou une poésie (ou un extrait) que j’aime particulièrement.

Il y en aura dans tous les genres et de toutes les époques.

Nous pourrons ainsi célébrer quelques beautés qui représentent une part du génie incontestable de cette Humanité sauvage, quelques merveilles qui illuminent notre obscurité et nous permettent « envers et contre Tout » de garder Foi et Espoir en un Monde meilleur…

Aujourd’hui, je vous présenterai deux œuvres :

La première, un tableau de Claude Gellée, dit Claude Le Lorrain (1600 – 1682), Port de mer au soleil couchant dont la lumière me fascine.

Ici vous trouverez une cinquantaine de toiles du Maître.








Ce tableau est sur mon ordinateur depuis environ un an et quand je l’ouvre elle apparaît à mes yeux toujours aussi émerveillés.
J’adore les peintures marines, la mer et les navires et je vous en montrerai beaucoup.








Pour inaugurer la poésie, cette fois ce sera Ronsard, un des grands poètes de l’Amour et nous commencerons donc par un poème qui fait honneur aux femmes, ces autres mystérieuses, insaisissables et miraculeuses Créatures célestes sans lesquelles nos pauvres vies de Ménestrels et Gladiateurs seraient bien ennuyeuses… même si elles nous rendent parfois un peu « fous » et nous attirent irrésistiblement sur leurs dangereux récifs pour nous croquer tout crus au son de leurs voix mélodieuses et enchanteresses, comme les Sirènes d’un certain Ulysse
Mais cette folie-là n’est-elle pas la plus délicieuse des Folies… pour les Fous que nous sommes...?



Le soir qu’Amour vous fit en la salle descendre
Pour danser d’artifice un beau ballet d’Amour,
Vos yeux, bien qu’il fût nuit, ramenèrent le jour,
Tant ils surent d’éclairs par la place répandre.

Le ballet fut divin, qui se soulait reprendre,
Se rompre, se refaire et, tour dessus retour,
Se mêler, s’écarter, se tourner à l’entour,
Contre imitant le cours du fleuve de Méandre.

Ores il était rond, ores long, or étroit,
Or en pointe, en triangle, en la façon qu’on voit
L’escadron de la Grue évitant la froidure.

Je faux, tu ne dansais, mais ton pied voletait
Sur le haut de la terre : aussi ton corps s’était
Transformé pour ce soir en divine nature.



Les hommes savaient parler aux femmes à cette époque !









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