12/05/2009

Décomposition – Extrait 3




« Sur le même palier, se trouvait une autre mansarde semblable à la sienne. Elle n’était que rarement occupée par un jeune marin militaire qui y dormait lorsqu’il se tenait à disposition du Ministère de la marine. Elle appartenait à son père, un colonel à la retraite qui l’avait achetée en faisant une bonne affaire. Tibério était un beau jeune homme d’une trentaine d’années, élancé et racé, ayant fière allure dans son uniforme blanc impeccable avec sa casquette d’officier sur la tête. Il était brillamment sorti de l’Ecole Navale, Major de sa promotion et ne cessait de gravir les échelons de la hiérarchie militaire avec une constance remarquable. Déjà Enseigne de vaisseau de 1ère classe -- l’équivalent d’un lieutenant -- il passerait sans plus tarder Lieutenant de vaisseau, ce qui lui vaudrait le titre de Capitaine ou même Commandant s’il recevait un commandement. A n’en pas douter, il accéderait au titre d’Amiral avec plusieurs étoiles, une appellation puisant ses origines dans l’arabe amir al-bahr et signifiant Prince de la Mer ; cela paraissait assez logique puisqu’il portait le nom d’un illustre empereur romain(29). Les deux garçons se croisaient de temps en temps et, de loin en loin apprenaient à se connaître. Certes, ils se voyaient trop peu pour prétendre être amis mais, dans la vie ascétique et sélective d’Antonio, l’officier devenait une connaissance de choix et il se faisait un plaisir de le revoir afin de partager quelques moments de qualité.
La chambre de Tibério conservait son état d’origine. N’y étaient déposés qu’un matelas à même le sol et quelques cartons de vêtements encore empaquetés. Mais le jeune militaire, lui aussi, se moquait totalement du confort, surtout qu’il n’y « campait » que quelques nuits par an. Les marins avaient de tous temps été habitués « à la dure » et il se serait bien entendu avec Martin Eden. A côté de leur intérieur, celui d’Antonio s’apparentait à un vrai palace -- ce qui lui conférait presque des allures de nanti.






Curieusement, le scénariste solitaire et l’officier de marine s’étaient découvert de nombreux points communs avec une vision de l’existence assez similaire. Tibério aussi était un « réaliste » ; en tant que militaire habitué à la logique des rapports de force, il voyait le monde et les hommes avec lucidité et non tels qu’il aurait aimé qu’ils soient. Malgré son jeune âge, du fait de ses nombreux voyages et d’un sens aigu de l’observation, il connaissait bien la vie : d’un bout à l’autre de la terre, en tous lieux et époques, seules changeaient les apparences, jamais le fond des mécanismes de la nature humaine.
Il partageait également avec Antonio un parcours solitaire. Appartenant à une famille aisée, il avait intégré un pensionnat d’élite depuis l’âge de six ans ; ses parents lui ayant demandé explicitement de devenir « le meilleur », il s’était hissé jusqu’au plus haut niveau, préparant sans relâche son admission dans la grande école de la marine. La plupart du temps, il vivait sur un navire ou en caserne dans un enfermement continu. D’un naturel prudent et distant, sans manquer de convivialité, il ne se liait pas facilement et mettait un certain temps à accorder sa confiance ; avec ses collègues, il entretenait des rapports plus cordiaux qu’amicaux ; il ne fréquentait pas non plus de « petite amie », se bornant apparemment à quelques relations de passage et préférait attendre celle qui le comprendrait et l’aimerait suffisamment afin de supporter les absences dues à son exigeant métier. De fait, son quotidien n’avait jamais été « ordinaire ». Depuis le départ celui-ci ressemblait à un long cheminement studieux destiné à être ce « meilleur » pour lequel on l’avait programmé dès l’âge le plus tendre. Le jeune marin ne s’était pas assis sur ses lauriers d’enfant riche né avec une cuillère en argent dans la bouche ; il avait accompli une prouesse dans un domaine où seuls les plus endurants, les plus doués et les plus obstinés pouvaient prétendre réussir. Pour cette raison, il comprenait parfaitement l’isolement, les choix et les sacrifices qu’Antonio acceptait en essayant d’atteindre ses objectifs. Grâce à son étonnante ouverture d’esprit, son expérience, son instinct, et bien qu’il ne connût rien du milieu artistique, il en appréhendait parfaitement la dureté, la perfidie et les incertitudes. Dans la dialectique globale de l’existence, ce n’était à ses yeux qu’une autre jungle faite de fonctionnements plus ou moins primaires, parmi les innombrables ayant existé partout depuis la nuit des temps.






Antonio admirait le parcours de ce « presque ami » car, si énormément de volonté s’avérait nécessaire afin de sortir d’une situation sociale difficile, il en fallait aussi lorsque la naissance et l’argent, en apportant la vie sur un plateau, n’imposaient nullement la nécessité de se battre et d’atteindre des sommets. Le garçon, qui à son tour ne connaissait rien de cette vie militaire d’exception, comprenait cet orgueil de vouloir s’élever par soi-même ; c’était exactement la même fierté que la sienne dans un autre contexte et, à ses yeux, cette réussite-là, avec ses honneurs, n’était pas usurpée.
De même qu’Antonio, afin d’échapper aux pressions de son existence, le jeune officier s’était construit un monde bien à lui fait de lectures et de rêves. Il avait acquis une connaissance phénoménale en matière de littérature, ce qui permettait aux deux garçons de parler durant des heures de leurs auteurs favoris. Ils découvrirent un jour qu’ils avaient lu entièrement Jules Verne(30), surtout ses aventures maritimes qui représentaient une part importante de son œuvre. Ils en savaient par cœur le nom des plus prestigieux capitaines et navires : le Nemo du sous-marin Nautilus dans Vingt mille lieues sous les mers et L’île mystérieuse, le Capitaine Kurtis du Chancellor, le Lieutenant de vaisseau d’Albaret et la corvette Syphanta d’Archipel en feu… ils retrouvaient leur âme de gosse, adorant parler de Corsaires, de Pirates et de Flibustiers, se racontant les voyages et découvertes extraordinaires des plus intrépides explorateurs, les plus formidables batailles navales de l’histoire.




Comme un fait exprès, Antonio avait eu la passion de la mer et dans son adolescence il adorait dessiner des bateaux et réaliser des maquettes. La présence du jeune officier lui rappelait d’autres désirs secrètement enfouis avec le temps. Lorsqu’il l’écoutait raconter ses voyages, la vie à bord, les missions accomplies, il se surprenait à l’envier et se demandait avec nostalgie et regret s’il ne s’était pas trompé de vie, pouvant faire sienne la réflexion du grand romancier français dans le Rayon vert :

« Je ne peux voir un navire, un vaisseau de guerre, un bâtiment de commerce ou une simple chaloupe de pêche, sans que tout mon être ne s’embarque à son bord ! Je pense que j’étais fait pour être marin… ».(31)






S’étant beaucoup intéressé à l’histoire militaire et à ses héros, Antonio comprenait le sens profond des mots « honneur », « courage », « devoir », « mérite », « sacrifice », « fidélité », « droiture » et « loyauté », la nécessité de l’«obéissance » et de la « discipline » positives acceptées au nom d’une quête conduisant à l’excellence et au dépassement de soi afin de défendre de nobles valeurs, d’élever son âme et son esprit. Ces termes s’appliquaient à ses yeux partout, car l’existence n’était-elle pas en permanence combat, vaillance et résistance ? Une vision que beaucoup raillaient, rejetaient avec ironie, voire avec mépris, en vertu de raisons idéologiques et politiques ou simplement par déni, refus simpliste des réalités objectives de l’existence, oubliant un peu facilement à quels hommes téméraires et valeureux d’autrefois ils devaient l’indépendance dont ils jouissaient à présent sans retenue. Dans le fond, il se sentait patriote sans vraiment s’en rendre compte ; il aimait son pays, son drapeau, regrettant de ne pas les avoir honorés plus que ça.






Ne se conduisait-il pas dans sa propre vie comme un soldat en défendant ce en quoi il croyait ? Il n’était pas un rebelle contre l’ordre établi, pourvu que celui-ci se garde des dérives et respecte la liberté de chacun. Au contraire, en tant que pragmatique, il savait qu’une société, aussi libre soit-elle, devait respecter des règles et célébrer les principes forts et fondateurs d’une identité collective cohérente sans laquelle aucune Nation n’existait. Plus une société suscitait l’insatiable soif du désir et plus il fallait à chacun d’éducation, de volonté et de contrôle afin de résister au tourbillonnement dévastateur du puissant appel de la Tentation. Plus elle aspirait à un idéal égalitaire et plus elle était obligée de défendre ses fondements sans fléchir, sous peine de se déliter à force de paresse intellectuelle et morale, de s’avachir par trop de mollesse, de mauvais confort et d’individualisme, de s’effriter et se scinder pour cause de démagogie et de renoncement, de voir naître en son sein des revendications abusives et égoïstes qui conduiraient inévitablement un jour à des affrontements archaïques d’un autre âge. Tibério incarnait les hommes qui veillaient à cela, sentinelle d’un rempart nécessaire protégeant la liberté si chèrement acquise au cours des siècles, Soldat de la République lui permettant à lui, Antonio, artiste et scénariste, d’écrire dans sa mansarde à l’abri de la barbarie éternellement renaissante du monde.






Dans ces moments de doute quant au choix de son destin, le garçon s’imaginait revenir en arrière et, sans se croire aussi brillant que le jeune officier, entreprendre un parcours similaire dans lequel il aurait eu des qualités tant d’un point de vue physique, qu’intellectuel ou mental. Avait-il contrecarré sa nature ? Pourquoi s’était-il fourvoyé dans une voie où n’apparaissait aucune des valeurs qu’il aimait tant, où le quotidien croulait sous la petitesse et la confusion, où les triomphes d’aujourd’hui ne glorifiaient jamais les vrais mérites et qualités d’un homme ? Il enviait ce jeune militaire et ce pouvoir légitime obtenu à force d’opiniâtreté et de perfection, cette position lui donnant le droit d’être considéré d’emblée à sa juste hauteur ; c’était autre chose que d’être perpétuellement regardé comme un saltimbanque en mal de reconnaissance avec un sourire condescendant au coin de la lèvre. Il rêvait au succès de « Crystal » afin d’inviter ce garçon remarquable à la « première ».






Connaissant son amour des bateaux, le jeune marin lui fit une surprise en lui offrant un livre sur les plus prestigieux navires. C’est avec émotion qu’Antonio feuilleta l’ouvrage rempli de reproductions de grands vaisseaux à voile ou à vapeur : Soleil Royal, Gladiateur, Titanic, Amerigo Vespucci ; des cuirassés : Monitor, Potemkine, Nelson, Bismarck, Yamato, Vittorio Veneto, Jean Bart ou des sous-marins : Narval, Alligator, Surcouf… des noms de légende faisant remonter en lui la magie de son enfance et de son adolescence. C’était la première fois que le garçon recevait un tel cadeau. Son trouble fut palpable et il remercia chaudement.





C’est alors qu’en racontant ses récentes aventures avec Sergio Carabini, il parla de son intention de faire brancher le téléphone qui lui manquait cruellement. Le jeune officier possédait une ligne dans sa chambre dont l’abonnement était payé par la marine à titre de privilège dû à son rang. Plutôt qu’elle ne serve à rien, il proposa de tirer le fil à travers le couloir et qu’Antonio prenne l’appareil chez lui gratuitement. La question fut réglée et ne lui coûterait pas un centime. La chance était au rendez-vous.

Tibério devait reprendre la mer avec une nouvelle affectation sur une frégate anti-sous-marine, le Luigi Durand De La Penne, du nom d’un héroïque nageur de combat(32). Il naviguerait plusieurs mois et ne savait quand il reviendrait. Le jeune marin lui offrit des photos de son nouveau bateau et lui promit qu’un jour, lorsqu’il serait commandant, il le ferait monter à bord. Rien n’aurait pu faire plus plaisir à Antonio.






Deux jours plus tard, l’officier de marine repartait. Le garçon médita sur les merveilleux moments passés avec cet « ami de passage » qui devenait de plus en plus un ami et de moins en moins « de passage ». Pourquoi n’y avait-il pas plus d’hommes tels que lui ?
Son regard tomba sur la vue de San Francisco accrochée sur le mur ; il pensa à Martin Eden : décidément, les marins le poursuivaient. Il avait vraiment raté sa vocation, mais aujourd’hui il était trop tard ; une autre aussi difficile à réaliser s’imposait.
Durant plusieurs soirs, il se coucha le cœur paisible et rempli de bonheur, s’endormant la main sur son merveilleux livre en rêvant de mer, de navires et de lointaines aventures. »
(Chapitre 5)





Notes

Chapitre 5






(29) L’empereur romain Tibère (Tiberius Julius Caesar), (42 av. J.C. – 37 après J.C.).

(30) Jules Verne, romancier français (1828 – 1905). L’un des premiers auteurs à écrire des romans mêlant aventures, science-fiction et fantastique. Sa passion pour la science lui fait décrire de nombreuses inventions qui verront le jour au 20ème siècle et lui confèrent un statut de visionnaire. Il écrivit une centaine de romans dont Vingt mille lieues sous les mers, De la Terre à la Lune, Robur le conquérant… y comprit des fictions historiques telles Michel Strogoff, se déroulant dans la Russie des Tzars ou Nord contre Sud, qui se passe pendant la Guerre Civile américaine… et une suite incroyable aux Aventures d’Arthur Gordon Pym d’Edgar Allan Poe intitulée le Sphinx des glaces.

(31) Le Rayon vert : roman de Jules Verne

(32) Luigi Durant de la Penne (1914 – 1992), Lieutenant de vaisseau nageur de combat italien, auteur de nombreux raids spectaculaires dont celui du 18 décembre 1941 à Alexandrie en Egypte : avec ses hommes, il réussit à entrer dans le port monté sur des « cochons » (navires sous-marins en forme de torpille, propulsés par une hélice et chevauchés par deux hommes) et à placer des mines sous la coque de deux cuirassés anglais, le HMS Queen Elisabeth et le HMS Valiant. Capturé par les britanniques, de la Penne refusa de parler et fut enfermé dans la soute du Valiant, non loin des charges qu’il avait amorcées à l’extérieur. Il en réchappa miraculeusement tandis que le Queen Elisabeth sombrait à son tour.
Après la chute de Mussolini il passa du côté des Forces italiennes libres qui opéraient avec les Alliers. Il sera décoré des plus hautes distinctions militaires, devenant un héros légendaire pour les nageurs de combats.
Au cours de la Seconde guerre mondiale, les Italiens furent très novateurs et performants en matière de commandos sous-marins, notamment Valério Borghese, le « Prince Noir », grand précurseur de ces unités d’élite.





A bientôt













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4 commentaires:

  1. Joli texte que le vôtre.

    Puisque vous parlez - votre personnage - de défense de nos valeurs républicaines, avez-vous lu ceci?

    banlieues

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  2. Bonjour Daredevil,
    Merci pour vos compliments.
    Quand à votre article, je ne suis pas étonné plus que ça. Le gouvernement et les institutions font tout pour ne pas être les déclencheurs d'émeutes ou d'une "mini guerre civile". Tant que ça tient, ça tient ! Le jour où ça va craquer vraiment, par contre, je ne sais pas si le gouvernement aura les moyens de réagir et s'il les a (l'armée par exemple), s'il aura le courage de se lancer dans une répression qui serait de toute manière le début d'une véritable Guerre civile, surtout s'il y a des morts. De plus, une grande partie de la population et des "élites" risquent de défendre les insurgés, évidemment, au nom de tout et n'importe quoi. Quelles concessions ubuesques fera-t-on ? Je n'ose à peine y penser.
    A force d'avoir détruit le socle des valeurs républicaines et de la Nation, d'avoir renié à ce point notre histoire, notre identité, nos valeurs au nom de la Repentance et du Relativisme moral et culturel, il ne faut pas s'étonner qu'on doive un jour le payer très cher, y compris les immigrés qui se conduisent correctement et qu'on aura mis, à force de laxisme et de lâcheté, dans une situation épouvantable.
    Le jour peut-être proche, hélas, mais certain, où nous n'aurons plus que nos yeux pour pleurer et nos larmes à contempler, on pourra dire merci et dresser un autel à tous les idéologues et "idiots utiles" de la Bien-Pensance et de la Victimisation à outrance qui nous auront conduit à une catastrophe meurtrière.
    Mais à nous de pas baisser les bras, de rester positifs, combatifs et enthousiastes, de nous montrer dignes de nos Pères qui ont eu le courage de se battre pour nous léguer cet héritage inestimable qui s'appelle la Liberté.

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  3. Bonjour à vous,
    Je partage votre point de vue mais je suis - je dois bien l'avouer - effaré par tant d'aveuglement et de bêtise. A croire que le XXè siècle ne nous a rien appris, qu'aucune leçon n'a été tirée de tout ce qui s'est produit... et le fait qu'aussi peu de personnes semblent se rendre compte de la gravité de notre situation me laisse perplexe, pour le moins...
    Faut-il que le ciel nous tombe sur la tête pour de bon pour qu'une réaction se produise?

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  4. Comme disait Hegel : "La seule leçon que l'on peut retenir de l'histoire est que les hommes n'ont jamais retenu aucune leçon de l'histoire : il ne suffit pas d'avoir commis une erreur pour s'en déprendre, pour la dépasser et même pour s'en guérir (...)"
    Les hommes sont toujours soumis à l'impératif de leurs mécanismes de rivalités, donc à leur individualisme et à leur égoisme. Je pense aussi que les gens ont peur et préfèrent "ne pas voir" en se réfugiant, soi dans leur petit confort, soit dans des idéologies toutes plus fausses les unes que les autres. Il est plus facile de courrir après l'illusion "un monde meilleur" qui donne à certains une raison d'être, que de regarder la réalité telle qu'elle est, d'admettre qu'elle ne sera jamais parfaite, d'accepter que nous contribuons tous à la violence du monde. Pour cela il faudrait accepter une certaine forme de renoncement aux mécanismes de notre désir pour le bien général. Très peu de personnes sont capables de cela car nous fonctionnons toujours avec un cerveau préhistorique sans même avoir conscience de ce que nous faisons.
    Tout les mécanismes qui nous gouvernent inconsciemments depuis la Nuit des temps sont parfaitement exposés dans la Théorie de René Girard que vous trouverez sur ce blog.
    Oui, je crois, comme chaque fois, puisque nous ne maîtrisons pas nos fonctionnements primaires, qu'il faudra attendre que le ciel nous tombe sur la tête. Mais c'est déjà écrit dans l'Apocalypse : "A la 6ème trompette, un tiers des hommes sont exterminés. L’imminence du châtiment final est annoncée par un ange, mais les hommes ne changent rien à leurs attitudes.
    A la 7ème trompette, les éléments se déchaînent."
    Les hommes ne changent jamais leurs attitudes a moins d'y être forcés. Cela dit, la contrepartie positive est ainsi exprimée par le poète allemand Hölderlin "Là ou croît le péril, croît aussi ce qui sauve".
    Espérons que le péril nous poussera à inventer ce qui sauve...

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