09/06/2009

La Repentance du Ménestrel

L’Arène et le Théâtre
Scène 16


Ah, mes Nobles Amis, mes Nobles Seigneurs,
Si je viens en ce triste jour vous visiter, ce n’est point cette fois pour vous conter beaux vers ou chanter divine mélodie en pinçant les cordes de mon luth, ni vous divertir par quelques pas d’un délicieux menuet ou jongleries et acrobaties dont vous savez que j’ai le secret, non hélas, si je vous visite céans ce n’est que pour me repentir d’un crime infâme qu’il m’est arrivé de commettre ces derniers temps parmi vous !

Figurez-vous que le courrier à cheval de ce que je croyais être un bon matin -- comme chaque jour béni que nous octroie notre Dieu bienveillant -- me porta de grand galop douloureuse missive de la part d’un Seigneur mécontent de mes agissements.
Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant cette prose incisive.






« J'ai constaté que vous aviez posté des commentaires sur mon blog afin de faire ce qui s'apparente à la promotion des billets que vous proposez sur le vôtre.
Si votre blog ne me dérange en aucune façon - je le consulte d'ailleurs régulièrement - je n'apprécie guère le procédé de publicité que vous avez adopté.
Si j'estime qu'un billet sur un blog mérite que j'y renvoie, j'y consacre un billet. Mais les commentaires des billets de mon blog sont destinés à débattre du sujet de ceux-ci, et non à fournir un espace promotionnel à des blogs, quelle que soit la valeur de leur contenu.
Si l'un de vos billets concerne le même sujet que l'un des miens, je vous invite à utiliser la fonction "rétrolien",ou "trackback" pour établir une relation entre les deux. Mais je vous demande de bien vouloir ne poster de commentaires que lorsque ceux-ci traitent du sujet du billet.
Comme vous n'étiez pas averti, j'ai publié votre dernier commentaire consacré à la publication de l'un de vos billets, mais les prochains si il devait y en avoir seront considérés comme de la publicité et supprimés.
Croyez bien qu'il ne s'agit là de ma part ni de censure, ni de méchanceté, mais simplement d'un code de conduite, d'une ligne éditoriale, que je m'efforce de suivre.
Bien cordialement
X »




Il faut bien avouer que ce Seigneur possède une plume redoutable probablement aussi bien aiguisée que la taille et l’estoc de son épée dont je crus sentir sur l’instant le souffle menaçant de quelques moulinets.

Ah mes amis, comment vous dire le sentiment qui submergea soudain votre pauvre Ménestrel à la lecture de ces mots, pareils à une volée de flèches me transperçant de part en part !

Avais-je donc commis terrible forfait pour être tancé de si cinglante manière ?

J’imaginais soudain devant moi le noble Maître en question, enveloppé fièrement d’un large manteau brodé aux vénérables armes de sa noble famille, me toisant de haut d’un regard profond et lointains qui est la marque incontestable des héritiers du Royaume vous signifiant de garder légitime distance qui convient à leur rang.
Heureusement, pour ma malheureuse carcasse, qu’assurément le grand homme fut en ce jour « bien cordial » !

Ach ! J’en avais la gorge toute nouée de honte.




Pardon, pardon, mille fois pardon, et encore pardon ! Je ne referai plus Messire, je ne referai plus, promis, je le jure sur ce que j’ai de plus cher en cette chienne de vie, et mon pied maladroit ne foulera plus les royales allées de votre vaste domaine.

Il m’arriva, je le confesse humblement, d’aventurer, hasardeuse et timide, une chausse sur les terres du Sire sus-cité afin de signaler à ses Gens de Cour, nombreux et instruits, que j’avais commis quelques bafouilles sur mon modeste écritoire. Certes.

Mais ledit Seigneur et Saigneur de leste plume oublie une essentielle chose : je n’ai jamais publié de commentaires sur aucun blog afin de faire de la publicité à mes propres textes.

Il y en eu en effet quatre de ces fameux commentaires, si je me souviens bien.

Le premier fut diffusé en février pour signaler le résumé que je fis de la Théorie de René Girard dans le but de faire découvrir au plus grand nombre cette pensée originale dont la portée est inestimable et qui intéresse au plus haut point les milieux de la Défense, surtout depuis la sortie de son livre Achevez Clausewitz.
Mon blog n’étant à l’époque ouvert que depuis les derniers jours du mois de décembre, donc depuis moins de deux mois, je trouvais dommage que les bloggeurs spécialistes de Défense et leurs lecteurs ne profitent pas de René Girard simplement parce que personne ne me connaissait encore.
Et chacun sait comme il est parfois long et difficile de se constituer un lectorat.

Les deux autres fois, ce fut pour faire de la publicité (en effet) aux associations Soldat de France puis Solidarité Défense afin de les faire connaître à un maximum de lecteurs et de susciter des adhésions.

La dernière fois pour le merveilleux texte de Lucien Scubla sur le religieux, venant en complément de la Pensée girardienne, et reproduit intégralement.

Donc, jamais vraiment pour faire de la publicité à un texte de mon cru -- même si mon blog en profite évidemment, mais est-ce grave ? -- ce qui aurait en effet manqué de modestie et de tact.

(peut-être cinq avec la Lettre à Paris Match et, encore une fois, c’était pour défendre nos soldats)




D’ailleurs, à plusieurs reprises, n’y eut-il pas quelques gentils Seigneurs, parmi les plus illustres d’entre vous qui relayèrent l’information ? Ils ne s’offusquèrent apparemment pas que j’ai préalablement déposé quelque bafouille à leur endroit.
Ont-ils perdu leur temps précieux à me baver quelque remontrance alors qu’il suffisait d’ignorer lesdits commentaires si ceux-ci les avaient contrariés ?




Tous les maîtres blogueurs ne sont pas aussi sourcilleux, ne prennent pas ombrage de mes quelques élans de coeur, et m’ouvre facilement leur porte, m’accueillant toujours d’agréable manière. Je leur rends du mieux que je peux avec fidélité et évidente amitié.
Ils eussent fait de même sur mon blog que j’aurais pris cela pour une marque de confiance et de sympathie.
Mais ainsi va la vie, vont les caractères et les humeurs : ils sont aussi clairs ou sombres, différents et variés que la forme des nuages.





Ah ! Repentance, Pénitence ! Je viens devant tout contrit et penaud afin de faire condamner mes écarts de mauvaise conduite.
Mais ne frappez pas trop fort, retenez votre fouet et votre bâton, moi je ne suis qu’un malheureux Ménestrel asseyant de vous être agréable.
Je vous le promets, Nobles Ames de Grandes Familles, la prochaine fois je resterai à ma place de gueux, de manant, et d’amuseur public. Bouh ! Bouh ! Triste sort !

Pardonnez-moi donc, respectueux blogueurs, si j’ai pu paraître parfois indélicat, si j’ai commis quelque offense à votre égard, puisqu’en ce monde il faut se repentir de tout ce que nous faisons, même du plus sincèrement, et de ce que nous sommes, avons été et seront demain au nom de ceci ou de cela.

Je l’avoue, je l’avoue, j’ai péché par excès d’enthousiasme parce que j’aime faire partager la pensée des Grands Hommes à ceux qui ne la connaisse pas, comme j’aime découvrir celle que j’ignore à mon tour.

Ainsi est ma nature un peu sauvage et passionnée, imprévisible et entière d’artiste des bas-fonds : je me sers comme je peux de la maigre liberté que nous avons, nous, qui dans ces blogs, ne sont pas les suppôts de la Bien-pensance, du Politiquement correct et du Reniement de Tout.

Justement. Est-ce que ça ne mérite pas de s’entre aider quelques fois pour faire progresser des idées, des attitudes, des manières de penser qui nous mettent déjà suffisamment à l’écart d’un monde aveugle et versatile ?
Cela vaut-il de faire une affaire de rien alors qu’il suffisait de ne pas publier ce malheureux commentaire ne cherchant qu’à vanter le superbe texte d’un autre bien plus grand que moi ?
Cela valait-il que l’on monte sur son destrier, prêt à partir en guerre contre des moulins à vents et de s’indigner comme une jeune pucelle bigote effarouchée ?

Tout ça pour un Ménestrel simplement heureux de partager une réflexion intéressante ?
Je sais mes amis, je ne suis qu’un grand gamin naïf animé par trop de spontanéité. C'est un vilain défaut qu'il faut apparemment toujours payer.




Je n’ai pas votre audience, mes Princes, je ne rivalise avec personne, mon spectacle ne remplit qu’une modeste salle de village avec quelques spectateurs dont certains entrent pour aussitôt ressortir.
Je n’ai que quelques fidèles lecteurs et quelques uns de passage ne se comptant certes pas par centaines, au mieux quelques dizaines.
Ma prose ne se lit pas sur la planète entière comme celle de beaucoup d’entre vous. A la fin de chaque représentation je ne reçois que de maigres écus à peine sonnants et trébuchants, alors que certains sont couverts d’or et d’une gloire méritée, récoltant multiples lauriers tels des César juchés sur le trône de l’impériale réflexion.
Point de jalousie, je vous assure, au contraire de l’admiration ; je ne suis spécialiste de rien, seulement touche-à-tout éclectique n’appartenant à aucune Noble Lignée. Pour cette raison on me cerne moins bien.
Même lorsque je pars en guerre, accompagner fiers Chevaliers revêtus de brillantes armures sur magnifiques étalons caparaçonnés, mon équipage n’est pas aussi étincelant, heaume et gantelets sont un peu rouillés et ma lourdaude monture n’est qu’un vieux canasson. Je n’ai point de terres s’étendant à perte de vue, ni de biens ni quelconque fortune ni grandiose demeure servie par moult domestiques, ni fervents disciples admiratifs agenouillés devant moi.
Mais l’essentiel n’est-il pas d’avoir la Foi pour le Combat ?

Vous le savez bien :

« Moi ! Je suis Ménestrel, un amuseur, un Fou, Un diseur de sonnets, un voleur, un filou,
Un conteur de beaux vers, un aboyeur de foire, Un chanteur de misère, un liseur de grimoire ! »





Oui, je sais ce que vous allez dire, que j’essaie de me faire plaindre publiquement pour atténuer mon crime, sport national s’il en est. Que j’exagère là comme je le fais partout, jouant, tel le mauvais comédien que je suis, une fausse modestie n’étant que l’expression dissimulée d’une insondable prétention !

Qu’à mon tour je tombe dans ce que je dénonce, que je suis finalement aussi susceptible que cet « autre » que je transforme en rival au nom de la Grande Loi girardienne que je connais si bien.
Mais je n’ai point déclenché les hostilités et ne prétend pas être sage. Au contraire je m’amuse, je ne déteste pas le duel et la joute pour mon plus doux plaisir.
Moi je suis un coquin et j’assume, je ne cherche point à me faire passer pour la grande âme que je ne suis pas.

Et puis n’ai-je point le droit de défendre mon Honneur de Ménestrel, fût-ce en étant aussi un Rustre et un Soudard ? D’autant que je sais reconnaître mes torts.
Après tout, les moralisateurs qui du haut de leurs grands principes donnent de sévères leçons, doivent aussi être capables d’en recevoir.
Le personnage eut été moins infatué, le style moins empoulé et le ton moins faussement courtois, que je n'aurai point répondu de manière si virulente. Je déteste qu'on se prenne ainsi au sérieux avec des airs apparemment charitables dissimulant mal une condescendance et une arrogance sans nom : c'est une marque de faiblesse, une fausse sûreté de soi. Je n'ai jamais cette attitude.




Vous direz que je me moque et que, prétendant faire amende honorable, j’en suis d’autant plus impertinent et impudent ! Peut-être même suis-je encore pire que les autres ?

C’est fort possible mes Princes, je confesse, je confesse, mais moi, au moins, je ne nie pas les faiblesses de ma nature et je réciterai quelques Notre Père pour ma peine.
En attendant, ne me clouez pas au pilori, ne me faites pas écarteler, ne m’attachez pas sur la roue, me faisant désosser séance tenante par un méchant bourreau ; je ne suis pas non plus si mauvais que j’en ai l’air, ne me jetez pas dans un noir cachot au pain sec et à l’eau !




Soyez magnanimes, nobles Majestés, Princes et Chevaliers, considérez notre précaire condition et nos défauts, à nous, misérables Ménestrels et Troubadours et acceptez ces quelques vers de mon vieil ami François, brigand de son état et poète maudit qui sentit sur la peau de son cou le chanvre de la corde avec laquelle on a failli le pendre…


« Frères humains qui après nous vivez,
N’ayez les cœurs contre nous endurciz,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tost de vous merciz.
De nostre mal, personne ne s’en rie :
Mais priez Dieu que tous nous veuille absouldre ! »





La vie sait nous remettre à notre place car nous finirons tous dans le même appareil, recouverts de la même boue que celle du cimetière d’Hamlet.
Et les « Fous » dans mon genre, comme les Grands de ce monde, n’y échapperont pas :

« Qui sait si ce n’est pas le crâne d’un homme de loi ? Où sont donc maintenant ses distinctions, ses subtilités, ses arguties, ses clauses, ses passe-droits ? Pourquoi souffre-t-il que ce grossier manant lui cogne la tête avec sa sale pelle, et ne lui intente-t-il pas une action pour voie de fait ?…
…Hélas, pauvre Yorick ! Je l’ai connu, Horatio ! C’était un garçon d’une verve infinie, d’une fantaisie exquise ; il m’a porté sur son dos mille fois. Et maintenant quelle horreur il cause à mon imagination ! Le cœur m’en lève. Ici pendaient ses lèvres que j’ai baisées, je ne sais combien de fois. Ou sont vos plaisanteries maintenant ? vos escapades ? vos chansons ? et ces éclairs de gaieté qui faisaient rugir la table de rires ?… »



Allez, un peu d’humour, mes indulgentes Altesses, souriez noble Prince qui m’envoya cette incendiaire missive, il y a plus grave en ce très bas-monde, vous avez mérité vos reproches comme j'ai mérité les miens, alors à bientôt pour lire vos merveilleux billets en de meilleures dispositions.




« Je laisse réfléchir vos esprits tout tremblants.
De gâcher l'existence on a fort peu le temps.
Ne vous trompez pas trop sur la valeur des choses,
Je sais que pour certains ceci est de la prose !
Rions de nous, ne nous prenons pas au sérieux
Méfions-nous de ne jouer qu'à nos propres jeux !
Je vous laisse à vous-même au risque de déplaire,
Plus avant je ne pourrais qu'hélas me complaire !
L'expérience des uns ne sert jamais à rien !
Il faut vivre au prix de ne rester qu'un vaurien ! »
(Le Danseur de cristal)








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3 commentaires:

  1. Salut Menestrel,
    Oui, la réponse à la réprimande est drôle. Je confesse qu'au prime abord, je partageais assez l'esprit de la remontrance, d'autant que je reconnaissais le même texte placé en commentaire sur les billets des blogs amis. C'est que nous aussi, nous peinons et suons et hananons à aligner des lignes, dignes des lecteurs (tout lecteur n'est-il pas le plus digne ?) ; que donc nous portons haut et fort ce qui nous tient à coeur et nous paraît, sur le moment, digne du plus noble intérêt ; que les commentaires sont finalement si rares que le soir, en ouvrant la boîte, on s'émerveille : "chic, un commentaire !" ; qu'aussi, il y a une pointe de déception, de désagrément, presque même de mauvaise humeur à constater que ledit commentaire ne traite pas de notre sujet, si chéri à nos yeux (même si nous savons bien que c'est fatuité...), et que voir qu'un autre s'en fiche et nosu renvoie à ce qui l'intéresse, lui, et peut-être pas nous.... Cela révèle ntore platitude, notre inaptitude à susciter le débat, à débattre fougueusement....
    Alors, l'aigreur peut survenir, après la journée de labeur....
    Mais la réponse est drôle, bien tournée, amusante en un mot.
    S'en tenir à ce match nul ? fi que non ! alors, un conseil : pourquoi ne pas envoyer un courriel (tous les blogs ont une fonction "écrivez-moi") pour nous signaler la nouvelle parution ? nous irons, ou n'irons pas ; nous lirons, ou lirons pas ; nous cogiterons, ou pas ; et nous référencerons, peut-être, ou peut-être pas....
    Menestrel qui chante, sache entendre la chanson d'autrui.....
    EGEA

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  2. Cher Olivier,

    Je vous remercie d'avoir fait une longue réponse argumentée qui me permet d'y voir plus clair.
    Bien sûr qu'au delà de la moquerie pour le plaisir des bons mots, j'entends la chanson d'autrui. Si un Ménestrel dont la fonction est d'ouvrir de temps en temps les yeux aux autres est incapable de prendre quelque leçon, alors il faut qu'il change de métier ! Or je suis tout sauf bêtement orgueilleux et si je me transforme parfois en Gladiateur pour me défendre (en étant aussi un peu cabot pour le plaisir, je le confesse !), je sais reconnaître mes torts parce que nous ne sommes tous que... des "animaux intelligents" soumis aux mécanismes de nos caractères fragiles, sensibles et facilement susceptibles : c'est simplement affectif.

    Peut-être qu'en effet je surestime l'audience de certains, même parmi les plus lus. (mais beaucoup de gens lisent sans pour autant laisser de commentaires, non par indifférence, mais parce qu'on ne peut réagir, par manque de temps, à tout ce qu'on lit. Cela n'a en effet rien avoir avec le talent et l'investissement intellectuel produit par l'auteur. Il est certain qu'il est décevant de n'avoir pas plus de commentaires lorsque l'on a passé des heures à peaufiner un texte, une réflexion. (Remarquez que pour une fois, j'ai fait une réponse assez longue à propos d'un de vos articles, mais ça m'arrive tout de même sur les plus de 20 blogs qui sont dans mes liens et qui ne sont pas les seuls que je lis comme probablement nombre d'entre nous).
    Encore une fois, je suis bien conscient que la réprimande était valable sur le fond, j'ai seulement trouvé la forme un peu "sèche" et l'auteur en a convenu lui-même, mais il est vrai qu'on est pas toujours d'humeur pour toutes les raisons que vous dites. C'est la vie.
    Tout cela est juste, je conçois que de mettre partout le même message a dû paraître énervant, prétentieux et indélicat surtout lorsque ça ne concerne en rien le billet en question, j'en suis conscient, mais je m'en suis expliqué ; je l'ai fait dans le feu de l'action, avec la passion pour les textes de grands auteurs (car je ne l'ai pas fait directement pour les miens) en me posant d'ailleurs la question sur l'instant, en me disant : "là tu exagères un peu, c'est vraiment du rentre dedans, du bourrage de crâne". Mais l'envie de partager, de faire découvrir, était plus forte et je me suis dit que ça valait le coup, en espérant qu'on ne m'en voudrait pas trop au nom de la qualité desdits articles mis en ligne. C'est mon côté grand Gamin passionné et égoïste ! Cela dit, ça ne m'empêchais pas de lire vos articles et de les apprécier, mais oui, c'était maladroit et ça donnait l'impression de se moquer des efforts des autres.

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  3. (suite)
    Il faut toujours compter avec les faiblesses de notre nature, de nos déceptions, et là j'ai manqué de psychologie. Je n'ai pas pensé que beaucoup d'auteurs pouvaient être à ce point déçus du manque de réactions à leur propre travail (ça m'arrive aussi bien sûr) et donc être d'autant plus choqués par la démarche. De plus, n'oublions que derrière un écran, le poids des mots prend une importance considérable et parfois hors de propos.
    Vous faîtes, vous spécialistes de certains sujets, des articles tellement riches, qu'il faudrait passer un temps fou pour la réponse qui devient alors un article en soi. On se dit alors, je le ferai directement sur mon blog. (par exemple, "Désarme citoyen" implique tant de paramètres, que je n'ai fait que les suggérer, sinon j'étais parti pour deux heures. Ne pas avoir le temps de faire une réponse "à la hauteur" dans tous les détails est d'ailleurs très frustrant pour celui qui répond et je m'en veux souvent de survoler la réponse alors que j'aurais voulu argumenter en profondeur. Manque de temps encore une fois. On a l'impression de ne pas honorer suffisamment les efforts de l'auteur et de paraître superficiel par rapport à son travail).

    Bref, tout cela n'aura pas été inutile. En ce qui me concerne, j'ai finalement eu un bon contact avec mon détracteur et ça me permet aussi de vous répondre à vous plus spécifiquement. Je crois qu'au fil du temps, c'est bien d'apprendre à mieux se connaître pour mieux s'apprécier, fût-ce au prix de quelques frictions vite transformées en amitiés entre gens capables de s'estimer. Le spécialistes de Défense (et ceux qui tournent plus ou moins autour ou dans le même état d'esprit) forment une communauté riche et singulière et elle mérite d'être développée. Peut-être serait-il bon de réfléchir à la possibilité d'une rencontre collective un jour ou l'autre, en sachant bien sûr qu'on ne pourrait réunir tout le monde car nous n'habitons pas tous au même endroit.

    Merci encore pour votre compréhension, à vous Olivier bien sûr et à tout le monde. Bon courage pour la suite et même si cela semble parfois ingrat, on avance toujours à petit pas mais rien n'est jamais inutile.
    Promis, j'attendrai 8 jours avant de vous inonder de commentaires pour faire la promotion de mes prochains articles !!!!! (je plaisante ! Ah ! sacré Ménestrel !)
    A bientôt

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